
Courir, sauter, danser : chacun de ces gestes suppose que les muscles et le système nerveux aient appris à travailler ensemble. Au Max Delbrück Center, en Allemagne, l’équipe de Mina Gouti a cultivé des organoïdes neuromusculaires humains capables de s’organiser seuls, pour mieux comprendre des maladies qui touchent environ un Européen sur 500 — et, à la fin, un court test te permet de découvrir quel genre de chercheur ou de chercheuse tu serais au laboratoire.

Anglais, espagnol, allemand : les langues étudiées à la fac semblent éternelles. Pourtant, selon une étude publiée dans Science, les quelque 7 500 langues parlées aujourd'hui ne représentent qu'une petite partie de celles qui ont existé. Il y a 1 000 à 3 000 ans à peine, l'humanité en parlait entre 20 000 et 75 000 à la fois, et le déclin a commencé bien avant la colonisation européenne — de quoi se demander quel polyglotte sommeille en vous, et le vérifier dans notre petit test à la fin.

La thérapie CAR-T sait apprendre aux cellules immunitaires du patient à reconnaître sa tumeur, mais chaque dose se fabrique à part, dans un centre spécialisé, pendant plusieurs semaines et pour une somme qui peut atteindre 300 000 euros. Le projet européen NANO-ENGINE a retourné le problème : au lieu d'envoyer les cellules à l'usine, envoyer l'usine dans les cellules, en une seule injection — un renversement de méthode que le test en fin d'article confronte à ta façon d'attaquer un procédé trop long et trop cher.

Après une greffe de rein, les médecins doivent viser juste : trop peu d'immunosuppresseurs et le nouvel organe est rejeté, trop et le patient s'expose aux infections. Un virus inoffensif, présent dans le sang de presque tout le monde, pourrait servir de jauge. Un essai clinique européen mené auprès de centaines de patients montre que cette méthode est sûre et qu'elle ouvre la voie à des traitements plus personnalisés — et à la fin, vous pourrez tester votre propre sens du juste milieu.

Un implant cérébral peut enregistrer l'activité de milliers de neurones, mais comment faire sortir ce déluge de données du crâne sans chauffer le cerveau ni vider la batterie ? Le projet européen IoN a trouvé une réponse étonnante : se passer des ondes radio et faire voyager l'information à travers les tissus du corps. Une histoire où médecine, électronique et informatique travaillent main dans la main — et à la fin, tu pourras vérifier si tu as la tête pour la neurotechnologie.

Des déchets de café et des coques d’arachide qui finissent en noyaux de carbone plus petits que vingt nanomètres : le point de départ du projet européen UNAT ressemble plus à une poubelle de cuisine qu’à un laboratoire d’oncologie. Injectées dans un organisme, ces particules minuscules font pourtant deux choses à la fois, montrer la tumeur à l’imagerie et freiner sa croissance, effaçant la frontière entre diagnostiquer et soigner — et, à la fin, tu peux voir si tu penses déjà comme quelqu’un qui cherche une seconde vie aux choses.

Partout dans le monde, l'élevage de poissons et de crustacés progresse, alors qu'il recule dans l'Union européenne. Comment produire davantage de poissons et d'algues sans renoncer aux objectifs climatiques ? Une brochure de CORDIS passe en revue 26 projets financés par l'UE : des poissons soignés sans antibiotiques, des aliments à base de champignons et d'insectes, des algues cultivées en mer et une aquaculture sans déchets — et à la fin, un petit test montre à quel point votre assiette est « marine ».

Que devient la batterie d'une voiture électrique quand elle ne tient plus la charge ? Loin d'être un simple déchet, elle renferme du lithium, du cobalt, du nickel et du manganèse. Le projet européen BATRAW a montré comment la démonter plus vite grâce aux robots, en récupérer l'essentiel des matériaux et suivre chaque batterie à la trace avec un passeport numérique. Robotique, IA, chimie et informatique s'y croisent — et à la fin, vérifie ce qu'il y a en toi d'ingénieur du recyclage.

Chaque brasserie produit une masse humide dont personne ne veut : les drêches, ces résidus de céréales qui restent une fois le sucre extrait. Le projet européen BioSupPack a cherché ce qu'il y avait vraiment dedans et en a tiré un plastique, le PHA, devenu barquettes, présentoirs et bouteilles. L'histoire dit surtout une chose : le préfixe « bio » ne veut rien dire tant qu'on ignore de quoi le matériau est fait et ce qu'il devient ensuite — un réflexe de vérification sur lequel tu peux te situer en cinq questions.

Sur des parcelles de moins de deux hectares, les petits exploitants d'Afrique de l'Est produisent jusqu'à 70 % de la nourriture de leur pays. Mais comment transformer l'idée d'agroécologie en chiffres utiles pour décider, ferme par ferme, de la gestion de l'eau, de l'énergie et des nutriments ? Le projet européen PrAEctiCe a conçu des indicateurs pour les conseillers agricoles et les a testés dans trois pays — et à la fin, vous pourrez vérifier ce que vous en avez retenu grâce à un petit test.

Les poissons d'élevage ont besoin d'une eau propre, or seules 37 % des eaux de surface européennes répondent aux exigences environnementales. Le projet SusWater a cherché à dépolluer l'eau avec ce que l'on jette d'habitude : cellulose, chitosane, amidon, gélatine et même des champignons isolés dans les eaux usées. Chimistes, biologistes, spécialistes des matériaux et toxicologues y ont travaillé main dans la main — et à la fin, tu peux vérifier si tu as l'étoffe d'un détective de l'eau propre.

Planifier ce que des millions de personnes auront dans leur assiette dans vingt-cinq ans ressemble à de la science-fiction. C'est pourtant le travail qu'ont mené des chercheurs dans quatre pays d'Afrique australe, en démontant au passage l'idée qu'un système alimentaire se résume à l'agriculture : s'y mêlent aussi les sols, la santé des animaux, le commerce et la politique. Leur projet débouche sur quatre chemins possibles jusqu'en 2050, et aucun n'est gratuit — de quoi vérifier, en fin de lecture, si vous raisonnez plutôt en systèmes ou en problèmes isolés.

L'électricité produite par les panneaux solaires et les éoliennes dépend du ciel : un nuage ou une accalmie suffit à modifier ce qui arrive réellement sur le réseau. Le projet européen RESPONDENT a misé sur les données spatiales de Copernicus et de Galileo pour mieux prévoir cette production et garder le réseau stable, avec des essais en Grèce et en Espagne — et à la fin, un petit test vous permettra de vérifier ce que vous en avez retenu.

Télescopes, sondes spatiales : l'humanité scrute l'Univers en quête d'une autre forme de vie, sans preuve à ce jour. Et si le problème venait de notre façon de chercher ? Une équipe internationale d'astrobiologistes rappelle qu'on redoute surtout de crier victoire trop tôt, au risque d'ignorer un vrai signal. Faux positifs, faux négatifs : une notion bien connue en statistique appliquée au cosmos — et à la fin, un test pour savoir si tu as l'œil d'un chasseur de traces extraterrestres.

Il suffit d’une nuit claire, loin des lampadaires, pour remarquer que les étoiles ne couvrent pas le ciel de façon régulière: certaines zones paraissent presque vides, d’autres débordent de points lumineux. La réponse tient en un mot, la gravité, mais elle passe par la structure de la Voie lactée, trois familles de galaxies et le gaz brûlant qui circule entre elles. Reinout van Weeren, professeur agrégé à l’Université de Leyde, explique ce désordre apparent — et à la fin, vous pouvez vérifier quel genre d’observateur du ciel vous êtes.

Plus de dix millions d’Européens vivent avec un trouble cognitif léger, et environ la moitié d’entre eux développeront une démence dans les cinq ans. Pourtant, les cliniciens ne disposent d’aucun outil abordable pour savoir qui est concerné. Le projet européen AI-Mind réunit enregistrements EEG, biomarqueurs sanguins et évaluations cognitives dans un outil d’aide à la décision basé sur l’IA — et à la fin, vous pouvez vérifier si vous avez retenu l’essentiel.

Comment prouver qui l’on est sur internet sans livrer au passage toutes ses données personnelles ? Le projet européen TrustED s’attaque à cette question en combinant un portefeuille d’identité numérique, l’apprentissage fédéré et des techniques de chiffrement sophistiquées. Ses outils ont déjà été mis à l’épreuve auprès de bénévoles et dans des hôpitaux — et à la fin, tu peux vérifier à quel point tu prends soin de ta propre identité numérique.

Stocker des films, des archives et des bibliothèques entières dans quelques grammes de matière : l’idée n’est pas neuve, mais elle butait sur une chimie lourde, faite de solvants organiques et de laboratoires spécialisés. L’équipe du projet HYPERION vient d’écrire de l’ADN dans l’eau, sur une puce de silicium ordinaire, 64 séquences à la fois. Le plus intéressant est ce qu’elle a trouvé en chemin : l’obstacle n’était pas là où on le cherchait — de quoi te demander si, face à un problème, tu sais repérer le vrai goulot d’étranglement.

En Éthiopie, la dénutrition persiste tandis que le surpoids et l’obésité progressent, surtout chez les femmes des villes. Pendant longtemps, la réponse a surtout été l’éducation nutritionnelle. Le projet européen TAMMIE a confié des appareils photo aux femmes elles-mêmes et croisé leur expérience avec l’analyse des politiques. Résultat : l’argent et le temps pèsent plus que le manque d’information — et à la fin, vous pouvez vérifier si vous voyez pourquoi c’est un problème de tout le système.

De nombreuses entreprises rappellent leurs équipes au bureau, persuadées que le lien humain et la culture d'entreprise en dépendent. Une étude menée auprès de 7700 salariés d'un grand organisme de santé bouscule pourtant cette idée : ceux qui travaillent entièrement à distance affichent le meilleur bien-être, ceux qui restent sur site le plus faible. Même la chercheuse qui a dirigé ces travaux s'attendait à autre chose — et à la fin, tu peux vérifier si le télétravail est fait pour toi.

Personne ne sait vraiment dire à partir de quand le téléphone prend trop de place. Une équipe américaine a cherché la réponse dans les données: onze enquêtes menées entre 2014 et 2024, environ 183 000 adultes interrogés, et un seuil qui revient — 150 minutes par jour. Au-delà, le lien entre les réseaux sociaux et l'intensité des symptômes dépressifs devient nettement plus visible. Ce n'est pas un diagnostic, c'est un repère — et à la fin, tu peux regarder à quoi ressemble ta journée avec ton téléphone.

Les cybercriminels ignorent les frontières, mais chaque pays européen les combat encore à sa façon. Pendant cinq ans, le projet CYCLOPES, financé par l'UE, a réuni policiers, chercheurs et spécialistes pour partager outils et expériences. Au programme : une base de données qui fonctionne comme une bibliothèque, une initiative anti-hameçonnage née d'un atelier à Stockholm et un réseau qui survit au projet — et à la fin, tu peux vérifier si tu as l'étoffe d'un enquêteur du numérique.

Sur une route de montagne, un bloc qui se détache ne tombe pas toujours d'un seul morceau : il éclate en chemin, et chaque fragment part ensuite avec sa propre trajectoire, sa propre portée, sa propre énergie. Les modèles de risque ont longtemps écarté ce détail, jugé trop compliqué à calculer. Le projet RIDETHERISK, mené à Turin, montre qu'il pèse lourd : ignorer la fragmentation, c'est sous-estimer le danger là où passent les voitures — et, à la fin, cinq questions disent comment vous estimez vous-même un risque rare mais coûteux.

Au fond des océans dorment plus de 1,3 million de kilomètres de fibre optique : l’infrastructure qui achemine environ 95 % du trafic Internet et vocal de la planète. Le projet européen SUBMERSE part d’une idée toute simple : le verre qui transporte les données ressent aussi les vibrations du plancher océanique. Un seul appareil branché en bout de câble suffit pour transformer un réseau de télécoms en capteur — et, en bas de page, cinq questions sur ce que vous savez repérer sous la surface.

Le saumon d'élevage doit sa couleur rosée à un pigment, l'astaxanthine, qui provient aujourd'hui en grande partie de la pétrochimie. Le projet européen ASTEASIER, coordonné par l'Université de Vérone, a misé sur des souches de microalgues capables de produire ce pigment sans être stressées, puis a testé le procédé à l'échelle industrielle et sur des poissons, jusqu'à créer une spin-off. — Et à la fin, tu peux vérifier si la biotechnologie industrielle est faite pour toi.

Stabiliser un sol, aujourd’hui, revient à y injecter du ciment, de la chaux ou des cendres volantes, puis à faire venir des engins lourds. Le projet européen CEBREWA a tenté l’inverse et confié le travail à des micro-organismes qui, en se nourrissant, déposent du carbonate de calcium entre les grains et les soudent de l’intérieur. En dix-huit mois, la méthode a quitté la paillasse pour le terrain — restait alors la distance la plus longue, celle qui sépare un résultat de laboratoire d’un chantier, et que cinq questions vous proposent de mesurer sur vous-même.

Une benne de vieux meubles démontés sur un chantier ressemble à un tas de déchets, mais pour l'industrie du panneau c'est une réserve de fibres. L'Union européenne produit près de 47 millions de tonnes de déchets de bois par an et n'en renvoie qu'environ 40 % vers de nouveaux produits. Le projet européen EcoReFibre a cherché comment récupérer la fibre des panneaux usagés à l'échelle industrielle — et le test qui suit porte sur votre propre rapport aux matériaux et à leur seconde vie.

Que devient un projet de recherche européen une fois terminé ? HiEFFICIENT, mené de 2021 à 2024, en donne un bon exemple : chargeur bidirectionnel ultra-compact, onduleurs, spin-off belge et nouveau projet baptisé HiPower 5.0. Au centre de tout, une électronique de puissance à semi-conducteurs à large bande interdite, pensée pour rendre les véhicules électriques plus efficaces et plus fiables — et à la fin, un petit test te dira si ce domaine pourrait devenir le tien.

La vapeur d'eau qui se dépose chaque matin en rosée sur l'herbe pourrait-elle un jour alimenter nos maisons, de jour comme de nuit, même sans soleil ni vent ? C'est l'idée qu'explore CATCHER, un projet européen coordonné au Portugal, qui cherche à transformer l'humidité atmosphérique en électricité. Son histoire montre aussi comment naît une nouvelle source d'énergie, de la théorie aux longues séries d'essais — et à la fin, tu peux vérifier si l'énergie du futur te parle vraiment.

Un panneau solaire, on l’imagine en plaque épaisse et lourde, vissée sur un toit. La recherche européenne travaille pourtant sur tout autre chose : une fine couche de cristaux qui capte la lumière avec une efficacité très élevée et que l’Europe pourrait fabriquer chez elle. Le projet DIAMOND, financé par l’UE, a montré en laboratoire ce que cette pérovskite sait déjà faire — et le test qui suit dit si ce genre de travail patient sur les matériaux nouveaux te ressemble.

Un ferry électrique ne dispose que de quelques minutes à quai pour refaire le plein d'énergie, alors même qu'il bouge au gré des marées et du vent. Le projet européen HYPOBATT a mis au point une recharge automatisée de plusieurs mégawatts, déployée entre Norddeich et Norderney, qui se branche vite, ménage les batteries et aide les navires à tenir leurs horaires – et à la fin, tu peux vérifier quel passager tu es quand le voyage ne se passe pas comme prévu.

Autonomie trop courte, recharges interminables, bornes introuvables : beaucoup de conducteurs hésitent encore à passer à l'électrique. Le projet européen OPEVA, qui réunit 35 partenaires de neuf pays, mise sur l'intelligence artificielle, des itinéraires calculés selon l'énergie et des batteries capables de se surveiller cellule par cellule. De quoi changer la future première voiture d'un étudiant et même ses colis livrés — et à la fin, un petit test montre si vous êtes prêt pour l'électrique.

Trottinette, vélo en libre-service, quelques minutes de trajet jusqu'au campus : pour beaucoup d'étudiants, c'est la routine. Une voiture, elle, embarque des airbags, l'ABS et des systèmes d'assistance, alors qu'un utilisateur de trottinette n'a qu'un casque, quand il le porte. Le projet européen SOTERIA part de ce déséquilibre et change de méthode : ne plus seulement compter les accidents après coup, mais repérer les situations dangereuses avant la collision — d'où ce test sur votre façon de circuler en ville.